Les éditions du Panseur, fondées en 2019 dans notre région, nous ont habitué à proposer de nouvelles écritures francophones originales. À la rentrée 2024, nous avions été marqués par le premier roman de Bénédicte Dupré La Tour, Terres promises. Lors de la dernière rentrée, force est de constater que parmi les premiers romans marquants, Les Mandragores de Marius Degardin fait partie de ceux qui se sont distingués. Par l’âge de son auteur, il faut bien le noter. Un premier roman de cette qualité à à peine 20 ans, c’est remarquable. Par l’histoire et l’écriture des Mandragores évidement.
Les Mandragores nous invite dans le Paris des années 80, chez les Cipriani, quatre frères et sœurs qui vivent dans un restaurant abandonné : L’Amor e Gusto. Primo, l’aîné, violoniste, plein de colère, Piero le second, pianiste, non-voyant, alcoolique et d’une grande bonté, Chiara, la sage-femme révoltée et Benito le dernier tout juste majeur qui préfère se faire appeler Benoît pour oublier les passions fascistes de son père. Il sera le narrateur de cette histoire. La mère, Giuletta annonce par lettre son retour dix ans après son départ auprès de ses enfants et c’est peu dire que ça crée un immense cataclysme parmi les frères et sœurs…
Ce roman nous emporte dans l’abîme de noirceur et de désespoir d’un jeune homme en construction, mais au bout se trouvent l’espoir et la lumière. L’écriture de ce tout jeune écrivain oscille entre gouaille et poésie avec un grand sens de la phrase choc (pour ne pas dire punchline!). On peut lire en filigrane quelques clins d’œil aux lectures de ce jeune étudiant en Histoire, de Céline à Camus en passant par Gary et Pennac mais c’est un nouveau ton qui nous est donné à découvrir et à suivre.
Marius Degardin sera accompagné de son éditeur Jérémy Eyme. L’occasion de parler en plus de ce premier roman, de la relation entre un éditeur et un auteur et de découvrir mieux les éditions du Panseur.
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