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A l'occasion de l'anniversaire de la librairie en 2019, nous avons édité et offert un livre de souvenirs. Voici donc les meilleurs moments de rencontres de nos dix premières années...

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André Markowicz – Le Soleil d’Alexandre – Actes sud

14 février 2012

Ce sont des retrouvailles avec André Markowicz dont j’avais suivi quelques épisodes de son travail au siècle dernier (!) autour d’une nouvelle traduction intégrale de l’œuvre de Dostoïevski, projet auquel il a consacré une bonne dizaine d’années et qui a fait de lui un traducteur remarquable de la langue russe. Remarquable aussi par la singularité de son approche et par la façon dont il sait en parler. Issu des deux cultures, André Markowicz établit des passerelles culturelles et sonores avec aisance et passion à la fois. Ses interventions publiques sont étonnantes car elles révèlent les nuances substantifiques insoupçonnées d’une langue dans l’esprit de celui qui la parle. Ce magnifique travail, cette incroyable érudition, m’ont toujours impressionné et je me souvenais l’avoir entendu dire qu’un seul auteur russe lui paraissait intraduisible, c’était Alexandre Pouchkine. Seulement voilà. En 2005, Eugène Onéguine,un des plus célèbres romans de la littérature russe, paraît chez Actes Sud. Cette édition du roman de Pouchkine est traduite par… Markowicz. Prenant prétexte de la sortie de la version poche, j’invite une première fois son traducteur, demandant quelques explications sur ce revirement à propos de ce que j’avais cru comprendre dix ans auparavant. La traduction est venue grâce au rythme d’un train dans lequel il se trouvait, qui s’est confondu avec celui d’un texte qu’André se récitait par cœur ! Oui, Markowicz connaît des livres entiers par cœur ! C’est avec cette nouvelle étape et nouvelle découverte d’une chose lui paraissant impossible que naîtra l’idée de publier des inédits des poètes contemporains de Pouchkine. Cela donnera Le Soleil d’Alexandre qu’il nous présentera un an plus tard.

Il commence par un pied de nez puisque Le Soleil d’Alexandre est son premier livre, dit-il avec humour. Pour preuve, c’est la première fois que son nom apparaît en gros caractères en haut de la couverture ! C’est surtout, pour nous autres lecteurs, une bible du romantisme russe que Markowicz nous offre. Dans ce travail titanesque, il s’est agi de répertorier et de traduire des poèmes écrits par les écrivains de la génération de Pouchkine, appelés décembristes en raison du complot contre Nicolas 1er du 14 décembre 1825. La résistance à la tyrannie a alors résonné entre autres grâce à tous ces poèmes échangés, qui se répondent les uns aux autres. André Markowicz donne non seulement les textes, mais aussi le contexte historique dans lequel ils sont écrits et une biographie de chacun des auteurs. Cette fois encore, la rencontre aura la saveur d’une leçon d’histoire vivante et bilingue comme seul André Markowicz sait les pratiquer. À noter qu’il réapparaîtra à la librairie une troisième fois pour Ombres de Chine sorti chez Inculte. Poèmes traduits du chinois dont il ne connaît pas un mot !

 Il y a des mystères qui nous dépassent…

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