Aller au contenu

Archives

Table des matières
Ouvrir la table des matières >

A l'occasion de l'anniversaire de la librairie en 2019, nous avons édité et offert un livre de souvenirs. Voici donc les meilleurs moments de rencontres de nos dix premières années...

Table des matières
Ouvrir la table des matières >

Lionel Salaün – Bel-Air – éd. Liana Levi

3 octobre 2013

Rentrée littéraire 2010. Parmi les innombrables premiers romans, les éditions Liana Levi font paraître Le Retour de Jim Lamar de Lionel Salaün. Ce roman, empreint de culture populaire, révèle un style déjà affirmé, mature. Le parcours de son auteur y est pour quelque chose puisqu’il est présenté comme un homme aux mille petits boulots, celui des êtres qui se construisent par eux-mêmes et dont la détermination pour ce qui est le plus important (écrire, dans son cas) ne cède jamais. On sent aussi que la rencontre avec l’éditrice est déterminante pour accompagner un talentueux écrivain qui écrit depuis des dizaines d’années sans se décourager de ne pas passer à la publication. Bref, tout est séduisant et prometteur. Je propose donc l’une des premières rencontres en librairie qui sera le début d’une longue série : Lionel Salaün entame un voyage de librairies en salons et en distinctions littéraires – douze prix en tout –, l’aboutissement d’un succès vertigineux. Pourtant, je sens que cet auteur ne sera pas à l’aise dans la rencontre avec le public. J’anticipe même le fait qu’il n’est pas rompu à cet exercice et qu’il n’en a pas de représentation. Je relis et relis son roman pour le soutenir au plus près dans les questions que je vais lui poser et ne pas le lâcher. Ses réponses seront courtes, je le sais, et l’épreuve paraîtra fastidieuse… Pas grave, le roman est si plaisant à conseiller.

Rentrée 2013, voici le deuxième roman de Lionel Salaün, Bel-Air. On sait tous que cette étape est primordiale. Quand un premier roman a plu, tous les lecteurs vont être intraitables avec le suivant. Comme tout le monde, j’ai peur d’être déçu. Ma crainte est vite balayée car, avec Bel-Air, Lionel Salaün a gagné en épaisseur, et en gravité. Le sujet et le contexte (une ville ouvrière à la fin des années 50, une bande de jeunes gens dont l’horizon s’obscurcit avec l’arrivée du service militaire, et avec lui 90 % de chance de partir pour l’Algérie, le tabou de cette guerre qui pèse sur la société française à ce moment-là) en font un roman plus engagé, plus politique, et le style, la construction, sont encore plus subtils. J’invite une nouvelle fois Lionel Salaün à présenter son livre à la librairie. Cette fois, il est vraiment à l’aise, extraordinairement généreux, il mène presque le débat avec une jubilation non feinte. C’est un réel bonheur de le voir s’être approprié le rôle.

Recherchez et commandez

Sur chezmonlibraire.fr,
vérifiez la disponibilité de vos ouvrages et commandez-les facilement en ligne.
Venez ensuite les retirer directement à la librairie !
Paiement en ligne possible sur demande.

Fermer la modal

Table des matières